Rapport sur l’impact des MII

 
Qui cela touche-t-il

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse touchent plus de personnes que la sclérose en plaques ou l’infection par le VIH, et elles sont plus courantes que l’épilepsie et le diabète de type 1. Pourtant, la MC et la CU demeurent des maladies tenues secrètes et peu connues.

Pourquoi en est-il ainsi? Probablement parce que les personnes atteintes de la maladie de Crohn (MC) ou de la colite ulcéreuse (CU) hésitent à aborder ce sujet tabou dans une conversation. Il est temps que cela cesse. Nous devons parler ouvertement de ces maladies dont on dénombre chaque année 9 000 nouveaux cas.

Les coûts économiques associés aux MII
Le Canada montre une incidence de la MC et de CU parmi les plus élevées dans le monde entier. Comme les coûts associés à ces maladies  s’élèvent à 1,8 milliard de dollars par année pour les personnes atteintes, leurs familles et la société en général, le fardeau de la MC et de la CU est important. En 2008, les coûts couverts par le système de santé publique découlant des hospitalisations, des interventions chirurgicales, des médicaments et des consultations médicales atteignaient 753 millions de dollars. De ce montant sont exclus les coûts des visites à l’urgence, les frais de laboratoire et autres consultations avec d’autres professionnels de la santé comme les infirmières praticiennes, les diététiciennes et les travailleurs sociaux qui ont un impact réel sur le système.

Aux coûts directs s’ajoutent les coûts indirects qu’on estime à plus de 1 milliard de dollars par année. Ces derniers sont surtout associés aux absences de courte et de longue durée, aux baisses de productivité, aux absences du travail des aidants naturels et aux dépenses acquittées par le patient pour ses soins, l’achat de produits à finalité nutritionnelle, médicaments et thérapies complémentaires.

Au-delà de l’impact économique, la souffrance émotionnelle infligée par ces maladies est incalculable. La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse ont des répercussions importantes sur la qualité de vie, les choix de carrière, l’estime de soi, les rapports intimes et les libertés personnelles. Sans compter le risque de mortalité prématurée qui est de 47 % plus élevé chez les personnes atteintes que dans la population en général, et le risque accru de développer un cancer colorectal.
 
Les défis

Parce que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse demeurent un sujet gênant, le stigmate social et le silence les entourant contribuent à maintenir le public dans l’ignorance quant à leur impact. À ce jour, la MC et la CU ne sont pas considérées comme des maladies chroniques aux yeux des instances gouvernementales. Il importe donc d’en faire davantage la promotion nationalement auprès du public et des gouvernements afin que les patients aient un meilleur accès aux spécialistes en MC et CU, aux procédures et aux médicaments. Il faudrait aussi voir à ce que les employeurs prennent la mesure des défis quotidiens que doivent surmonter les personnes atteintes qui travaillent.

Pour en savoir plus, lire le. (en anglais seulement)

 

  • Les taux de ces maladies au Canada figurent parmi les plus élevés du monde.
  • 1 CANADIEN SUR 150 VIT AVEC LA MALADIE DE CROHN OU LA COLITE
  • Pour la première fois, les familles nouvellement arrivées au Canada contractent la maladie de Crohn et la colite
  • Depuis 1995, l’incidence de la maladie de Crohn chez les enfants canadiens de 10 ans et moins a presque doublé
  • Les gens sont le plus souvent diagnostiqué avant 30 ans.