Découvrir de nouveaux traitements

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse, elle doit choisir une option de traitement. La science progressant à vive allure au quotidien, les chercheurs canadiens demeurent déterminés à découvrir de nouvelles formes de traitement.

Grâce au soutien de Crohn et Colite Canada, fourni sous forme de subventions, les chercheurs ci dessous travaillent à des projets de recherche qui visent la découverte de formes novatrices de traitement à l’intention des patients vivant avec la maladie de Crohn ou la colite.

2021 RÉCIPIENDAIRES

Dr. Jean Sévigny

Dr Jean SévignyUniversité Laval
Titre : De nouveaux antagonistes de P2Y6 comme thérapie potentielle contre les maladies inflammatoires de l’intestin
Date : 2021-2024
Montant : 375 000 $

Les maladies inflammatoires de l’intestin (MII) décrivent les affections débilitantes de l’intestin qui touchent plus de 300 000 Canadiennes et Canadiens et qui nécessitent différentes options thérapeutiques efficaces.

Les molécules qui agissent comme signaux de danger peuvent causer une inflammation chronique de l’intestin chez les personnes atteintes de MII. L’étude précédente du DSévigny sur des modèles de souris a révélé que l’on pouvait prévenir l’inflammation chronique de l’intestin en empêchant ces signaux de danger de se lier au récepteur P2Y6 présent à la surface de l’intestin.

Le Dr Sévigny mettra à l’essai de nouveaux antagonistes du récepteur P2Y6, qui pourraient mener à un nouveau traitement des MII, envisagé sous forme de pilule qui serait plus économique et plus pratique pour les patients que les immunothérapies actuelles.

Dr. Karen Madsen

Dre Karen Madsen | Université de l'Alberta
Titre : L’utilisation des inhibiteurs du SGLT2 dans le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin
Date : 2021-2024
Montantunt : 375 000 $

L’empagliflozine (EMPA) est un médicament utilisé dans le traitement du diabète pour aider à réduire les taux de glucose sanguin. Cependant, des essais cliniques de grande envergure ont montré qu’il avait aussi des effets bénéfiques sur le cœur et les reins en réduisant l’inflammation.

La Dre Madsen et son équipe ont testé la capacité de l’EMPA à réduire l’inflammation dans un modèle animal de maladie inflammatoire de l’intestin (MII) et ont constaté qu’il était très efficace pour guérir l’inflammation intestinale. Ils examinent maintenant les effets de l’EMPA sur les cellules immunitaires de patients atteints de MII. Les résultats de cette étude pourraient apporter des preuves appuyant l’emploi de l’EMPA comme nouvel agent thérapeutique pour traiter les patients atteints de MII.

Dr. Theodore Steiner

Dr Theodore Steiner | Université de la Colombie-Britannique
Titre : Utilisation d’organoïdes intestinaux pour modéliser les lésions chroniques et la réparation dans les maladies inflammatoires de l’intestin
Date : 2021-2024
Montant : 375 000 $

Les cellules épithéliales intestinales (CEI) qui recouvrent les intestins sont essentielles pour absorber les nutriments, réguler l’équilibre des fluides et former une barrière étanche pour empêcher les bactéries et certains produits alimentaires de pénétrer dans le sang.

Les CEI sont constamment produites et remplacées pour maintenir l’intestin en bonne santé et pouvoir réagir rapidement en cas de lésion. Cependant, lorsque les lésions sont graves, les cellules mortes sont parfois mal remplacées, ce qui fait que les personnes souffrant de lésions intestinales répétées, comme les maladies inflammatoires de l’intestin (MII), développent un dysfonctionnement intestinal chronique.

Dans cette étude, le Dr Steiner vise à déterminer les changements spécifiques qui se produisent dans les cellules intestinales endommagées, et leur différence avec les changements permanents observés chez les personnes atteintes de MII. Les résultats de cette étude seront utiles pour les essais de nouveaux médicaments et d’autres options thérapeutiques pour les personnes atteintes de MII.

Dr. Kirk Bergstrom

Dr Kirk Bergstrom | Université de la Colombie-Britannique - Campus Okanagan
Titre : Rôle du sialome des mucines intestinales dans la protection contre la colite induite par le microbiote
Date : 2021-2024
Montant : 375 000 $

La colite ulcéreuse est une maladie chronique dans laquelle le tractus intestinal envoie des réponses inflammatoires contre les microbes présents dans l’intestin, provoquant des lésions tissulaires.

Une cause ou un traitement universel restent encore à découvrir. Par conséquent, il est nécessaire d’améliorer notre compréhension de la gestion de notre microbiote. Les travaux du Dr Bergstrom visent à comprendre les interactions entre les molécules de sucre attachées au mucus sécrété dans l’intestin et nos microbes intestinaux pour prévenir la colite.

De nouvelles données semblent indiquer que l’acide sialique, une molécule de sucre clé sur le mucus, est essentiel pour une relation saine entre l’intestin et les microbes. La recherche du Dr Bergstrom fera progresser notre compréhension du rôle de l’acide sialique pour favoriser la protection de l’intestin contre la colite. Les résultats de cette étude permettront de découvrir de nouveaux mécanismes pour prévenir ou traiter des maladies chroniques comme la colite ulcéreuse.

Récipiendaires passés des subventions

Pour en savoir plus sur les projets de recherche que nous avons soutenus dans 2020, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur les projets de recherche que nous avons soutenus dans 2019, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur les projets de recherche que nous avons soutenus dans les années 2015 à 2018, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur les projets de recherche que nous avons soutenus dans 2014, cliquez ici.

 

  • Les taux de ces maladies au Canada figurent parmi les plus élevés du monde.
  • 1 CANADIEN SUR 140 vit avec la maladie de Crohn ou la colite
  • Pour la première fois, les familles nouvellement arrivées au Canada contractent la maladie de Crohn et la colite
  • Depuis 1995, l’incidence de la maladie de Crohn chez les enfants canadiens de 10 ans et moins a presque doublé
  • Les gens sont le plus souvent diagnostiqué avant 30 ans.

Autres secteurs d’intérêt