La perception de la douleur

Comment nous ressentons la douleur

La perception de la douleur a lieu dans votre système nerveux central (SNC), qui se compose de votre cerveau et de la moelle épinière. Votre SNC perçoit la douleur à la suite des signaux qui lui sont envoyés depuis la zone « blessée ».  
 
La gravité de la douleur que vous ressentez est un ensemble de signaux issus de la zone touchée et de ce que vous croyez que la douleur signifie pour vous (perception). La façon dont vous pensez pouvoir gérer la douleur, votre réaction émotionnelle à la douleur et même les facteurs culturels influencent la perception de la douleur. Le milieu social dans lequel vous vivez, la réaction de votre famille à votre douleur et vos expériences passées peuvent également agir sur la façon dont vous ressentez la douleur. 


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Les nerfs gastriques

Il y a beaucoup de nerfs dans votre tube digestif, et certains d’entre eux peuvent contribuer à la sensation de douleur. Les cellules nerveuses individuelles, appelées neurones, envoient des signaux de douleur à la moelle épinière. La moelle épinière envoie ensuite les signaux au cerveau.
 
Mais avant cela, vos neurones doivent être stimulés pour envoyer ces signaux. Lors d’une poussée inflammatoire dans le cadre des MII, certains produits chimiques, appelés médiateurs inflammatoires, sont libérés, provoquant des lésions tissulaires. Les médiateurs stimulent également l’envoi de signaux de douleur.
 
L’inflammation et la libération de médiateurs inflammatoires agissent par ailleurs sur les neurones de l’intestin. Ils modifient la sensibilité à la douleur de sorte que ce qui ne serait normalement pas douloureux devient très douloureux. Ce processus est appelé sensibilisation périphérique (par opposition à la sensibilisation centrale, qui est le processus de modification des neurones de la moelle épinière). La sensibilisation périphérique peut rendre douloureuses les sensations normales de vos intestins.


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Douleur en l’absence d’inflammation

Même si vous êtes en rémission endoscopique ou clinique (aucun signe de maladie active), vous pouvez continuer à ressentir de la douleur. Cette situation est parfois attribuable à des changements ayant cours dans votre système nerveux. En cas d’inflammation et de douleur, vos neurones sensibles à la douleur et les neurones de la moelle épinière peuvent subir des changements à long terme. L’hyperactivité dans ces voies douloureuses peut se poursuivre même lorsque l’inflammation initiale a disparu.
 
D’autres types de douleurs non inflammatoires peuvent survenir chez les personnes atteintes de MII. Il s’agit notamment de douleurs à la paroi abdominale (qui peuvent parfois survenir après une intervention chirurgicale), de douleurs pelviennes et d’arthralgies (douleurs articulaires non inflammatoires). 


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Dépression et anxiété

La dépression et l’anxiété peuvent modifier les parois de votre tube digestif. Les cellules de ces parois contrôlent ce qui pénètre à l’intérieur de vos intestins. Ce processus remplit la fonction de barrière intestinale. L’anxiété et la dépression peuvent entraîner un mauvais fonctionnement de ces cellules, pouvant exposer la paroi de l’intestin aux bactéries. Les bactéries, à leur tour, déclenchent une légère inflammation qui provoque de la douleur.
 
Votre capacité à faire face à la douleur peut influencer votre perception de la douleur. Une grande anxiété ou sensibilité à l’égard d’une MII peut aggraver la douleur. 
 
Pour en savoir davantage sur l’anxiété et la dépression, consultez notre section sur les facteurs de risque de douleur psychologiques.


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L'incidence du stress

On sait que le stress modifie le microbiote (bactéries, champignons et virus de l’intestin), ce qui peut causer de la douleur. Le stress peut porter atteinte à la motilité, qui est le mouvement des aliments dans l’intestin. Il peut également altérer les voies de la douleur d’une façon qui pourrait persister après la disparition de l’inflammation. Le stress tend à augmenter le risque de maladie chez les patients qui ont un faible niveau d’activité.


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