Facteurs de risque psychologiques dans la douleur

Voici quelques facteurs psychologiques risquant d’accroître la douleur.

Anxiété et dépression

Les personnes souffrant de douleurs chroniques sont plus susceptibles de souffrir d’anxiété et de dépression. Réciproquement, l’anxiété et la dépression associées aux MII peuvent entraîner une baisse de la qualité de vie, une diminution de la capacité d’accomplir les activités quotidiennes et une augmentation des incapacités liées à la douleur. L’anxiété et la dépression se manifestent pendant la phase d’activité de la maladie (60 % à 80 %) ainsi que pendant la rémission (30 %). 

Même pour les personnes en excellente santé, la douleur crée de l’anxiété, à juste titre. Après tout, la douleur indique souvent que quelque chose ne va pas. Cependant, dans de nombreuses situations de douleur chronique, la douleur ne signale pas de nouveaux ravages. 
 
La dépression peut augmenter votre perception de la douleur. Réciproquement, la douleur seule peut accroître la dépression. 

La prévalence de la douleur (c.-à-d. la fréquence de la douleur) est plus élevée chez les personnes déprimées que chez celles qui ne le sont pas. De même, la prévalence de la dépression est plus élevée chez les personnes souffrant de douleur chronique que chez celles qui n’en souffrent pas. En outre, la présence de douleur peut entraver la reconnaissance de la dépression. 

Le diagnostic et le traitement précoces de l’anxiété et de la dépression sont très importants. Si vous souffrez d’anxiété ou de dépression ou des deux, consultez immédiatement votre fournisseur de soins. Le traitement de l’anxiété et de la dépression peut inclure la médication, la psychothérapie et l’information pour vous et le reste de votre réseau de soutien (famille ou êtres chers). 


retour au sommet

Perceptions négatives et catastrophistes de la maladie

La pensée catastrophiste à l’égard de la douleur et les perceptions négatives de la maladie surviennent lorsque vous pensez négativement à votre douleur, par exemple si vous pensez constamment à votre douleur d’une manière défavorable et accablante. Vous pourriez vous dire que la situation est pire qu’elle ne l’est peut-être réellement. Cet état peut vous amener à penser que vous ne pouvez rien faire pour régler votre situation. En d’autres termes, il peut créer un sentiment d’impuissance. Parmi les exemples de pensées catastrophistes, nous pouvons mentionner des idées comme « ça ne s’améliorera jamais » et « je ne supporte plus cette douleur ». 
 
Les chercheurs ont constaté que lorsque les personnes souffrant de douleur chronique pensent négativement, elles ressentent une augmentation de la prévalence, de la gravité ou de l’intensité de la douleur. La sensation de douleur est altérée par vos émotions, vos pensées, votre comportement et votre pensée catastrophiste.
 
Les interventions psychologiques sont utiles pour réduire les perceptions négatives et les pensées catastrophistes à l’égard de la douleur. Pour en savoir davantage sur ces stratégies, consultez notre section Options psychologiques


retour au sommet

Conduites d’évitement liées à la peur de la douleur (algophobie)

La peur liée à la douleur se caractérise par la crainte de voir la douleur s’aggraver et par conséquent, elle peut mener à l’évitement des activités physiques. Ce processus est connu sous le nom de conduites d’évitement liées à l’algophobie.
 
De façon générale, si vous ressentez de la douleur, mais sans la craindre, et si vous pouvez affronter cette douleur d’une manière saine, vous serez en mesure de la gérer correctement. En revanche, si votre douleur entraîne une pensée catastrophiste, de peur, vous serez plus susceptible d’éviter les activités que vous aimez à cause précisément de la douleur. Le fait d’éviter l’activité physique peut à son tour engendrer la dépression et l’invalidité, et déclencher une douleur accrue dans une sorte de cercle vicieux.


retour au sommet

Traumatisme et douleur infantile

De façon générale, les personnes qui signalent avoir vécu la violence ou la négligence au cours de leur enfance courent le risque accru de ressentir des douleurs chroniques à l’âge adulte. Mais de nombreuses personnes ont vécu un traumatisme précoce sans pour autant signaler de douleur. 


retour au sommet


Dans cette section

Retour à Parcours de la MII